L'EVOLUTION

L'EVOLUTION
***

Elle était arrivée à un stade de sa montagne ou un plateau s'offrait à elle.
Déjà la prétention des nuages venait gêner la superbe vue qu'elle avait de sa vie :
Un curieux mélange de plein et de vide qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'examiner en hauteur.
Elle souffla sur les prétentieux qui disparaissaient aussi vite qu'ils étaient venus,
Elle s'étonna d'ailleurs du peu de résistance que ceux-ci émirent avant de s'éloigner tranquillement vers d'autres horizons, c'est ce que l'on appela le souffle de Dieu.
Elle scruta attentivement sa vie du haut de son plateau et fut impressionné par ce qu'elle n'avait jamais remarqué lorsqu'elle vivait au centre de celle-ci : sa vie représentait une cité.
Au centre était bâtie sa maison, et tout autour, du plus près au plus éloigné, vivaient ceux qu'elle aimait.
Cette constatation la fut rire car elle s'étonna de la juste répartition des rôles que chacun s'était établis.
Elle s'assit dans l'herbe et resta ainsi un bon moment.
Le temps n'avait plus d'importance.
Elle savait ou était son but et prenais le temps quelle voulait pour l'atteindre.
Elle vit ainsi un coucher de soleil se fondre sur sa cité.
Les étoiles brillaient, et ce fut à la lueur de la lune qu'elle s'endormie.
A son réveil le lendemain matin, quelque chose l'interpela, elle remarqua tout autour de sa cité des remparts. Mieux encore : des portes.
Les gens arrivaient et repartaient dans sa vie comme bon leur semblait en passant par les énormes portes qu'ils avaient construis à travers les remparts de son orgueil.
C'était donc ça, sa vie était une cité ouverte à tous ou toute personne désirant changer l'histoire était accueillie avec espérance.
Elle méprisa cette idée car bon nombre d'entre eux en avaient profité pour détruire tout ce qui avait un rapport avec l'espoir.
Après réflexion, elle se dit que cela n'avait plus d'importance, maintenant qu'elle avait commencé à gravir sa montagne, plus rien ne l'atteignait ou du moins elle ne le laissait pas paraître.
Elle tourna les talons, fit demi-tour et repartit en sens inverse.
Elle arriva au point d'intersection ou deux chemins s'offraient à elle : un montait vers les hauteurs inconsidérable de sa montagne, l'autre descendait et rejoignait paisiblement sa cité.
Sans hésitation, elle monta.

Une nouvelle aire commençait, celle de l'évolution.

Je n'ai jamais demandé à personne de craindre quoi que se soit,
Je n'ai jamais demandé à personne de me prévenir de quoi que se soit.

Le Dieu que je suis ne représente ni ceux de l'Olympe,
ni ceux de l'Egypte ancienne,
ni celui du christianisme ou des Juifs.
Je m'en inspire simplement =)

Je me suis créé à mon image.
A l'image de Dieu je me suis créé.

Il eut un soir, il eut un matin: premier jour.

# Posted on Monday, 23 April 2007 at 6:13 AM

Edited on Tuesday, 24 April 2007 at 3:40 AM

Dieu haï et fut haï en retour.

Dieu haï et fut haï en retour.
"Dieu était pour elle ce qu'il était pour la plupart des gens: une idée.
Il était interessant de l'examiner, passionnant d'en envisager les vertiges.
Quand au concepte de l'amour divin, il était particulierement fascinant, au point d'evacuer la fameuse question de l'existence de Dieu : l'apologétique était une antique sottise qui n'engendrait que niaiseries.

Elle avait de Dieu un besoin atroce.
Elle avait faim de l'insulter jusqu'à plus soif.
Si seulement elle avait pu tenir une présence supérieure pour responsable de cet enfer, elle aurait eu le réconfort de pouvoir la haïr de toutes ses forces et l'accabler des injures les plus violentes.

[...]

L'absence de Dieu était établis.

Il était insoutenable de n'avoir personne à qui adresser une telle haine.
Il naissait de cet état une forme de folie.
Haïr les hommes ? Cela n'avait pas de sens.
L'humanité était ce grouillement disparate, cet absurde supermarché qui vendait n'importe quoi et son contraire.
Haïr l'humanité revenait à haïr une encyclopédie universelle: il n'y avait pas de remède à cette execration là.

Non, c'était le principe fondateur qu'elle avit besoin de haïr.
Un jour, il s'opéra dans sa tête un glissement:
puisque la place était vacante, se serait elle qui serait Dieu."

Amélie Nothomb - Acide Sulfurique

# Posted on Sunday, 22 April 2007 at 3:49 AM

Edited on Sunday, 22 April 2007 at 4:37 AM

Avec ce temps je connais peu,les mots qui traînent au coin de mes yeux.

Avec ce temps je connais peu,les mots qui traînent au coin de mes yeux.
"Quand tu mange des olives,

Ca veut dire que t'es en vie parce que : Borne to be olive !"

Alors la, je dis : bravo.

Parcequ'il m'a offert l'oeuil de Dieu pour se faire pardonner,
Je vois desormais plus claire.
Merci papa :]

# Posted on Friday, 20 April 2007 at 6:45 AM

Edited on Friday, 20 April 2007 at 7:00 AM

Il est parfois plus difficile d'être quelconque qu'extraordinaire.

Il est parfois plus difficile d'être quelconque qu'extraordinaire.
Je suis sadique.Perverse.Vicieuse.
J'aime vous voir soufrir.
J'y prend plaisir.
J'en jouie.
Je m'en exalte.
Vous imaginez pas tout le bonheur que cela m'inspire.
J'aime ça.
La soufrance, la torture, la vengeance, la haine.
Tous autant que vous êtes, povres petits misérables dont la vie n'est que soufrance.
Vous m'êtes un spectacle perpetuel qui se répete a longueure de journée.
Même rythme, même cadence, même resultat.
C'est l'exstase totale.

Je ne veux que votre malheur.


Merci de m'aporter autant de plaisir.Vraiment =)

# Posted on Thursday, 19 April 2007 at 8:15 AM

"La vie est ce tube qui avale et qui reste vide" A.N

"La vie est ce tube qui avale et qui reste vide" A.N
Le vent se lève et le ciel se couvre en emportant avec lui quelques rayons de soleil qui illuminaient le royaume de mon espérance.

La température baisse et l'espoire avec, alors on attrape quelque regards par-ci, quelques sourirs par la, et on se réchauffe le coeur comme on peut.

Le monde évolu et moi je me contente de l'observer du haut de mon orgeuil en renforçant les murailles qui me protège de tous ces changements.

Et puis... " Je n'ai aucunes faiblesse, personne ne peut me suivre."

Ne vous inquiétez pas, le temps des pluies passera.
Apres tout, la Terre tourne et les saisons avec =)

Alors en attendant, on se contente des étoiles pour nous guider la nuit, a travers nos rêves, nos utopies et nos espérances.
Et même si des étoiles s'éteignent, il en reste quelques miliard pour continuer à faire batre le coeur des hommes.


"Aimer, c'est la moitier de croire"
(L'inverse ne marche que rarement.)

# Posted on Tuesday, 17 April 2007 at 6:43 AM

Edited on Tuesday, 17 April 2007 at 11:33 PM